On s’intéresse à une bille d’acier sphérique de rayon , de masse , de masse volumique , de vitesse lâchée sans vitesse initiale dans une éprouvette remplie de glycérine (de masse volumique et de viscosité de l’ordre de ).
Le champ de pesanteur est uniforme. On pose . L’axe est vertical ascendant.
L’éprouvette est de diamètre très supérieur à celui de la bille. La force de frottements visqueux exercée par le fluide sur la bille est .
1/ Déterminer l’équation différentielle vérifiée par la vitesse de la bille.
Le théorème de la résultante cinétique appliqué à la bille s’écrit
Comme , la projection sur donne
Dans sa forme canonique, cette équation s’écrit
2/ Calculer la durée caractéristique associée à l’équation différentielle pour .
La durée caractéristique de l’équation différentielle est
3/ Exprimer la vitesse limite en fonction de , , et .
4/ On mesure , la norme de la vitesse une seconde après avoir lâché la bille pour différentes tailles de bille. La courbe ci-dessous montre l’évolution de , en fonction de . En déduire la valeur de la viscosité de la glycérine.
, la vitesse mesurée au bout de est donc la vitesse limite .
Le point le plus à droite correspond à une bille de . Pour les autres, le temps caractéristique est plus court encore que celui précédemment calculé.
Les points expérimentaux sont alignés. La pente correspond à .
Une lecture graphique donne une pente de .
On a donc
5/ Calculer le nombre de Reynolds pour la plus grosse sphère. Est-il légitime de considérer des frottements fluides linéaires ?
La plus grosse bille () atteint , d’où
est d’autant plus grand que est grand. Il est très inférieur à pour la plus grande des billes, donc pour toutes les autres aussi. Il est donc légitime de considérer un modèle linéaire des frottements fluides.