Un paratonnerre est relié à une demi-boule métallique supposée parfaitement conductrice qui sert de contact entre le paratonnerre et le sol. Le sol a une conductivité . On se place en régime stationnaire.
1/ Justifier que est à flux conservatif. En déduire la dépendance en de .
L’énoncé précise que le régime est stationnaire. Dans ce cas, est à flux conservatif.
Le courant traversant une demi-sphère de rayon est donc le même quel que soit (il ne dépend pas de ).
d’où
2/ En déduire l’expression de en supposant que vaut à l’infini.
La loi d’Ohm locale s’écrit d’où
La différence de potentiel entre et l’infini est
3/ Exprimer le potentiel du paratonnerre en fonction du courant qui le parcourt et introduire la “résistance du sol”.
Le potentiel du paratonnerre est
avec
4/ Cette résistance ne doit pas dépasser . Déterminer le rayon minimum de la demi-sphère.
5/ Pour un éclair, le courant peut atteindre . Tracer et faire l’application numérique de pour une résistance du sol de .
6/ Une personne qui n’a pas les deux pieds à la même distance de la demi-sphère peut avoir ses pieds à un potentiel différent. Sachant que la résistance entre ses pieds est de l’ordre et qu’un courant de à travers le corps peut être dangereux, calculer la distance minimum à laquelle un homme doit se tenir de la demi-sphère en cas d’orage. Comparer à la valeur proposée sur la photo et proposer une explication à l’éventuel écart.
La différence de potentiel maximale admissible entre les deux pieds est
La distance typique entre les deux pieds est d’environ .
Dans le pire des cas, les pieds sont l’un derrière l’autre : leurs coordonnées sont séparées de . On a donc
En imposant que cette différence de potentiel soit inférieure à , on trouve
Les racines sont La solution positive est
Selon ce modèle, il faudrait se tenir à plus de de la demi-sphère. Sur la photo, la distance est beaucoup plus faible. Cela peut s’expliquer par le fait que l’étude a été faite en régime stationnaire, ce qui n’est pas le cas pour un éclair.