On considère le montage suivant, constitué d’un montage amplificateur non-inverseur et d’un filtre RLC-série.
L’ALI est supposé idéal
1/ Déterminer la fonction de transfert du filtre RLC-série.
L’inductance , la résistance et le condensateur sont parcourus par le même courant : ils sont en série et forment, avec , un pont diviseur de tension entre et . On a donc
En multipliant numérateur et dénominateur par , on obtient la forme canonique
2/ Donner la fonction de transfert du montage amplificateur non-inverseur.
Le courant d’entrée de l’ALI étant négligeable, un pont diviseur de tension entre et donne la relation classique du montage amplificateur non-inverseur, sortie et entrée :
3/ À quelle condition observe-t-on des oscillations quasi-sinusoïdales ?
Le système est bouclé : et . Pour des oscillations sinusoïdales entretenues, le critère de Barkhausen impose, en régime sinusoïdal établi (),
soit
En éliminant le dénominateur,
En identifiant partie réelle et partie imaginaire,
La partie réelle donne la pulsation des oscillations
et la partie imaginaire donne, après simplification par ,
Des oscillations quasi-sinusoïdales, de pulsation , ne peuvent donc exister que si .
4/ Laquelle de ces deux tensions est la « plus sinusoïdale » ?
5/ À quelle condition les oscillations démarrent-elles ?
En reprenant et , on obtient
ce qui donne, en passant dans le domaine temporel,
Pour que les oscillations démarrent spontanément à partir d’un bruit quelconque, il faut que ce système bouclé soit instable, c’est-à-dire que le coefficient de soit négatif :
On retrouve, sous forme d’inégalité stricte, la condition de la question 3.
6/ Lorsque la condition de démarrage des oscillations est tout juste vérifiée, quelle est l’amplitude de ? Quelle est celle de ?
La tension est directement la tension de sortie de l’ALI : c’est donc la saturation de l’ALI qui limite son amplitude, qui vaut .
donc L’amplitude de vaut donc .