Montage dérivateur

On s’intéresse au montage suivant, appelé montage dérivateur. L’ALI est supposé idéal.

1/ L’ALI a-t-il un fonctionnement stable ou instable ?

Coup de pouce 1
Y a-t-il une rétroaction ? Est-elle positive ou négative ?
Corrigé
La présence d’une rétroaction négative suggère un fonctionnement stable.

2/ Exprimer la fonction de transfert du montage.

Coup de pouce 1
Passer en notations complexes et utiliser l’impédance du condensateur.
Coup de pouce 2
Utiliser le pont diviseur de tension pour relier l’entrée du montage, l’entrée différentielle et la sortie.
Corrigé

Comme le courant d’entrée de l’ALI est nul, on peut appliquer la loi du pont diviseur de tensions en complexes, qui donne

𝑉−−𝑉𝑒=1𝑗𝐶𝜔1𝑗𝐶𝜔+𝑅(𝑉𝑠−𝑉𝑒)=11+𝑗𝑅𝐶𝜔(𝑉𝑠−𝑉𝑒)

Or le montage est stable et l’ALI idéal, donc 𝑉−=𝑉+=0

(−1+11+𝑗𝑅𝐶𝜔)𝑉𝑒=11+𝑗𝑅𝐶𝜔𝑉𝑠−1−𝑗𝑅𝐶𝜔+11+𝑗𝑅𝐶𝜔𝑉𝑒=11+𝑗𝑅𝐶𝜔𝑉𝑠−𝑗𝑅𝐶𝜔𝑉𝑒=𝑉𝑠𝐻(𝑗𝜔)=𝑉𝑠𝑉𝑒=−𝑗𝑅𝐶𝜔

3/ Tracer le diagramme de Bode.

Coup de pouce 1
Pas besoin d’utiliser des équivalents haute et basse fréquence car la fonction de transfert est suffisamment simple.
Corrigé
𝐺dB=20log|𝐻|=20log(𝑅𝐶𝜔)

Le diagramme de Bode est donc une droite de pente 20⁠ ⁠dB par décade.

4/ À partir de la fonction de transfert, déterminer l’équation différentielle vérifiée par la tension de sortie et la tension d’entrée. Justifier le nom du montage.

Coup de pouce 1
Passer en temporel la fonction de transfer du montage.
Corrigé
𝑉𝑠=−𝑗𝑅𝐶𝜔𝑉𝑒

En repassant en réels, on obtient

𝑉𝑠(𝑡)=−𝑅𝐶d𝑉𝑒d𝑡

La tension de sortie est proportionnelle à la dérivée de la tension d’entrée, d’où le nom du montage.