Une spire rectangulaire de centre , de section , parcourue par un courant d’intensité et qui peut tourner librement autour de l’axe est représentée ci-contre. La position angulaire de la spire est repérée par l’angle entre et , vecteur normal à la spire, orienté conjointement à .
Cette spire est située à l’intérieur d’un solénoïde de grande dimension, comportant spires par unité de longueur parcourues par un courant d’intensité , non représenté sur la figure, dont l’axe de symétrie de révolution est confondu avec l’axe .
1/ Déterminer l’inductance mutuelle entre les deux circuits.
Le champ magnétique créé par le solénoïde est uniforme à l’intérieur de celui-ci et vaut .
Le flux de ce champ à travers la spire est donc .
Par définition de l’inductance mutuelle, on a , d’où
2/ On note et , les inductances propres respectives de la spire et du solénoïde. Donner l’énergie électromagnétique stockée dans ces deux circuits.
L’énergie électromagnétique stockée dans un système de deux circuits inducteurs est donnée par la relation .
En remplaçant par sa valeur, on obtient
3/ Le solénoïde étant fixe, calculer le couple électromagnétique que subit la spire.
Le couple électromagnétique s’obtient en dérivant l’énergie électromagnétique par rapport à l’angle :
4/ La règle du flux maximal stipule que les actions électromagnétiques agissent sur un circuit mobile de telle sorte qu’il soit traversé par un flux maximal. Vérifier que le système formé par la spire et le solénoïde suit bien cette règle.
Le couple électromagnétique est nul pour , c’est-à-dire lorsque le vecteur normal à la spire est aligné avec le champ magnétique créé par le solénoïde. En étudiant le signe de , on constate que cette position correspond à une position d’équilibre stable.
Or, dans cette position, le flux est maximal. Le système formé par la spire et le solénoïde suit donc bien la règle du flux maximal.